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mercredi 6 juillet 2011

Et si l'Africain relevait sa tête?

Il est très certain d’oser valider l’opinion selon laquelle, la politique en Afrique est précaire. C’est dire qu’elle manque de consistance morale, voire éthique. Car, dans nos différents pays, la corruption bat son plein. L’exercice de la politique est devenu un lieu d’enrichissement, d’assassinat, de vole, des conflits fratricides, d’empiétement des droits de l’homme, etc. Et non un exercice de la démocratie pour gouverner la polis. Et pourtant, le grand défi qui devrait nous animer est celui consistant à politiser l’Afrique. C’est-à-dire chercher à rendre les acteurs politiques conscients de la responsabilité qui leur incombe pour l’édification d’un monde meilleur où les droits règnent, et où la démocratie devient une réalité politique pouvant aider conduire au développement durable et souhaité. Nous ne pouvons pas penser à instaurer une ère nouvelle en Afrique avec des dictateurs. Le manque d’alternance politique dans l’exercice du pouvoir conduit à des sérieuses crises politiques qui conduisent souvent à des foyers des tensions, souvent financés par l’occident sur base des intérêts malsains. Les politiciens africains sont des ventriloques. C’est ainsi qu’une fois au pouvoir, ils cherchent leurs propres intérêts et non ceux du peuple. De cette considération, comment développer un pays sans avoir une volonté politique de la chose de l’État ? Comment instaurer la démocratie au moment où chaque partie au pouvoir s’adonne à des révisions inappropriées des constitutions des pays ? Comment penser l’avenir  politique d’un État, voire la chose publique si son indépendance totale n’est pas encore acquise ? Oui, nous sommes encore sur la case de départ. Car la tentation est de dire que 50 ans après les indépendances égale à 50 ans avant les indépendances. Nos dirigeants n’ont pas fait preuve de démocratie, des libertés politiques, de courage politique, d’engagement social, etc. Nous dépendons encore et toujours de l’occident. Nous n’arrivons pas à prendre en main notre destinée. Les financements de nos élections proviennent de l’occident. La remise des nos dettes ne peuvent être accordée que par l’occident. Nous sommes des pays en voie de développement. Et pourtant, la sagesse stipule que la main qui donne est celle qui dirige. Nos dirigeants africains sont dictés par l’occident dans leur gestion de la polis. Pas d’autonomie du point de vue économique. La scolarisation est devenue un problème. Sinon un sujet tabou ou simplement machiavélique. Les gens ne vivent pas pour longtemps car les instances sanitaires et des infrastructures routières sont presque quasi-inexistantes. Comment penser alors le développement dans ces contextes ?
C’est dans cette perspective que j’approuve et valide ces mutilations et vagues démocratiques à travers l’Afrique. Et je tiens à encourager vivement mes frères et sœurs africains à pouvoir durcir davantage le ton afin de pourvoir à notre destinée sur le sol de nos ancêtres. Car, c’est cela notre réaction au comportement barbare de nos chefs coutumiers et assoiffés du pouvoir qui se font passer pour présidents. Chers (es) africains (es), que cette présente réflexion vous interpelle une fois de plus, et qu’elle vous fasse comprendre ce dont nous devons faire pour installer effectivement la « démocratie » dans nos pays ; et que nous arrivions à un esprit mature de la gestion de la « res publica », en respectant la place que chaque citoyen doit occuper et ce dont il doit se vouer pour bâtir une société démocratiquement épanouie.

1 commentaire:

  1. Chers(es) amis(es), nous vous convions à la lecture foncière de cet article. Car nous avons fort beson de vos réactions par rapport à la réflexion qu'il développe et la réalité politique en Afrique!

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